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Ground Crew: Meet FliRite Aviation Pilot Shirley Chevalier 

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  • Matthew Thorsen
  • Shirley Chevalier

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Shirley Chevalier dips a wing on her 1959 American Champion and takes the single-engine plane into a sharp banking dive toward a grassy airstrip on Lake Champlain's Savage Island. As the tiny two-seater approaches the private island, halfway between New York and Vermont, it shudders from a sudden burst of turbulence. Chevalier pulls up on the stick and aborts the landing. A second, equally bumpy attempt is also aborted.

"Well, that was kind of squirrelly," Chevalier announces matter-of-factly as we regain altitude and head back toward Burlington International Airport, where her business, FliRite Aviation, is headquartered. You don't log 40 years without incident as a professional pilot without having a healthy respect for dangerous wind conditions, especially when the landing is unnecessary. As the bumper sticker in her office says, "The difference between young pilots and old pilots: Young pilots have fast reflexes. Old pilots don't need them."

At 75, Chevalier has spent four decades as a professional pilot and aerial photographer — but the Vermont native still exudes a childlike joy of flying.

That wasn't always the case. In 1978, a commercial pilot invited Chevalier, who was then working for an airport car-rental company, on a short "freight hop" to Portland, Maine.

"So off we go into the wild blue yonder, and he really tried to impress me," Chevalier recalls. "And he did, because when we got to about 3,000 feet, he shut the engine off. I've never been so frightened in my life."

Upon landing, Chevalier slammed the plane door and announced, "I will never get in one of those damn things again as long as I live!"

But she eventually overcame her fear of flying and moved from rental cars to working as an airport tour guide to earning her pilot's license. In 1984, Chevalier bought her current airplane for just $7,000 and launched FliRite Aviation to do aerial photography. The plane has since been outfitted with vortex generators that lower the plane's stall speed, allowing her to fly low and slow to capture hard-to-get images.

Today, virtually everyone at the airport recognizes Chevalier and her immaculate red-and-white aircraft adorned in hearts. As she puts it, "If it's going to be a lady's airplane, it should look like a lady's airplane."

On her approach into BTV, Chevalier radios the traffic control tower that she plans to do a flyby over the nearby Costco to photograph some new construction for a client. As she circles overhead, Chevalier opens the window, pokes her camera outside and, with the plane's joystick between her knees, fires off a dozen shots.

After Chevalier touches down on the runway, the air traffic controller says to her, in a rare moment of radio banter, "Champ 99 Echo, after two years in Burlington, I finally know where Costco is now."

Chevalier smiles as she taxis back to her hangar. "Those guys just think I'm the cat's meow!"

When did you get into aerial photography?

Right off. I always loved photography. Then, when I got up [in the air], I was like, Oh, my God! This is way better than shooting down there! You see so much more. I just loved it. So I started taking pictures — not commercially at first, just for family and friends. Then the Champ [her '59 American Champion] went in for a complete restoration and came back. I said, "OK. That just cost me a lot of money. I need work."

How do you fly and take pictures at the same time?

When I first started, I tried everything: foam, beanbags, hanging the camera and using a mechanical arm to hold it. Now I just put the strap over my neck the old-fashioned way and open the window.

What's the most interesting project you've worked on?

Probably the cigarette-boat races on Lake Champlain. That is the most exciting thing. Some of those boats are doing 100 miles per hour. I do 90, and it really ticks me off when a boat passes me!

What's the most challenging part of your job?

Drones have taken probably 90 percent of my business. And it's killing me — not just financially but personally, because I so love what I do. I love to talk to people and ask what they want. I like being creative. And I love it when someone says, "That's it! Thank you!"

What's the most interesting place you've flown?

Every single time I go up, it's interesting. It's always different. Nothing is normal; nothing is average — every time for 40 years. But I think the most fun I've had in an airplane is in a seaplane. I just love those to death. It's a hoot!


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  • Matthew Thorsen
  • Shirley Chevalier

Shirley Chevalier incline son appareil American Champion 1959 et fait plonger le monomoteur en direction d'une piste d'atterrissage herbeuse de Savage Island, sur le lac Champlain. À l'approche de cette île privée, située entre l'État de New York et le Vermont, une soudaine vague de turbulence agite le minuscule avion biplace. Shirley tire le manche et interrompt l'atterrissage. La deuxième tentative, tout aussi cahoteuse, échoue également.

« Eh bien, ce sera pour une autre fois », annonce-t-elle sans broncher, alors que nous reprenons de l'altitude et remettons le cap sur l'Aéroport international de Burlington, où est basée son entreprise, FliRite Aviation. On n'accumule pas 40 ans sans incident comme pilote professionnelle quand on ne fait pas preuve d'une profonde humilité devant les conditions de vent dangereuses, surtout quand il n'est pas absolument nécessaire d'atterrir. Comme le dit l'autocollant pour pare-chocs dans son bureau : « Quelle est la différence entre un jeune pilote et un vieux pilote? Le jeune pilote a des réflexes rapides. Le vieux pilote, lui, n'en a pas besoin ».

À 75 ans, Shirley a quarante ans d'expérience derrière la cravate comme pilote professionnelle et photographe aérienne — mais cette Vermontoise de naissance n'a rien perdu de sa joie de voler.

Cela n'a pas toujours été le cas. En 1978, un pilote commercial a invité Shirley, qui travaillait alors dans une agence de location de voitures dans un aéroport, à effectuer un court vol de transport à destination de Portland, dans le Maine.

« Il voulait vraiment m'impressionner, se rappelle Shirley. Et il a réussi, car quand nous sommes arrivés à environ 3 000 pieds d'altitude, il a soudainement coupé le moteur. Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie. »

À l'atterrissage, Shirley s'est ruée hors de l'avion et s'est écriée : « Aussi longtemps que je vivrai, jamais je ne remettrai les pieds dans un de ces coucous! ».

Avec le temps, elle a maîtrisé sa peur de voler. À preuve, elle a délaissé la location de voitures pour devenir guide touristique dans un aéroport, puis titulaire d'une licence de pilote! En 1984, Shirley a acheté l'avion qu'elle possède encore à ce jour pour seulement 7 000 $ et fondé FliRite Aviation pour faire de la photographie aérienne. Elle a depuis doté son appareil de générateurs de tourbillons qui diminuent la vitesse de décrochage, ce qui lui permet de voler plus bas et de capter des images difficiles à saisir.

Aujourd'hui, presque tout le monde à l'aéroport reconnaît Shirley et son impeccable appareil rouge et blanc décoré de cœurs. Comme elle le dit si bien : « C'est l'avion d'une dame, alors il faut bien qu'il en ait l'air! ».

À l'approche de BTV, Shirley fait savoir à la tour de contrôle qu'elle va survoler le Costco non loin afin de photographier de nouveaux travaux de construction pour un client. Tout en décrivant des cercles au-dessus du bâtiment, Shirley ouvre la fenêtre, sort son appareil photo et, le manche à balai entre les genoux, prend une dizaine de clichés.

De retour sur le plancher des vaches, elle reçoit un appel du contrôleur aérien qui, dans un rare élan d'humour, lui déclare : « Champ 99 Echo; après deux ans à Burlington, je sais enfin où se trouve le Costco! ».

Shirley Chevalier sourit tout en ramenant son appareil au hangar. « Je pense qu'ils m'admirent vraiment! »

D'où vous est venue l'idée de faire de la photo aérienne?

J'ai toujours aimé la photographie. Le jour où je me suis envolée pour la première fois, je me suis dit : Oh mon Dieu! C'est beaucoup mieux en haut qu'en bas! On voit tellement plus de choses. J'ai tout de suite adoré cela. J'ai donc commencé à faire de la photo, pas commercialement, mais pour ma famille et mes amis. Puis, le Champ [son American Champion 1959] a subi une restauration complète, et cela m'a coûté tellement cher que j'ai décidé de rentabiliser mon investissement. »

Comment faites-vous pour voler et prendre des photos en même temps?

À mes débuts, j'ai tout essayé : coussin en mousse, beanbag, bras mécanique pour tenir l'appareil photo, etc. Maintenant, je porte tout simplement mon appareil photo en bandoulière, à l'ancienne, et j'ouvre la fenêtre.

Quel a été le sujet le plus intéressant à photographier?

Probablement les courses de bateaux ultrarapides sur le lac Champlain. C'est vraiment impressionnant. Certains de ces bateaux peuvent filer jusqu'à 160 km/h. Moi, je peux atteindre environ 145 km/h, et ça m'agace vraiment quand un bateau me dépasse!

Quel est l'aspect le plus difficile de votre travail?

Les drones m'ont volé 90 pour cent de mes contrats. Cela me nuit énormément, non seulement sur le plan financier, mais aussi sur le plan personnel, car j'adore ce que je fais. J'aime parler aux gens et leur demander ce qu'ils veulent. J'aime être créative. Et j'aime quand une personne me dit : « Voilà, c'est exactement ce que je voulais. Merci! ».

Quel est l'endroit le plus intéressant où vous avez volé?

Chaque fois que je prends les airs, c'est intéressant. C'est toujours différent. Rien n'est normal, rien n'est banal. J'ai la même émotion depuis 40 ans. Mais je pense que la fois où je me suis le plus amusée dans un avion, c'est dans un hydravion. C'est tout simplement incroyable!


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Bio:
Ken Picard has been a Seven Days staff writer since 2002. He has won numerous awards for his work, including the Vermont Press Association's 2005 Mavis Doyle award, a general excellence prize for reporters.

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